L’abbaye a maintenant plus d’un siècle d’existence. Des travaux d’entretien courant ou d’aménagements ponctuels y furent réalisés, mais on constate maintenant la nécessité d’une révision complète sur tous les plans : gros œuvre et aménagements intérieurs . De plus il en va à Rome comme en tout autre pays : les normes de sécurité et de confort minimal sont très exigeantes, et il est obligatoire de s’y conformer à l’occasion de ces travaux.
La commission économique du P. Abbé Primat avait donc étudié un plan général de rénovation étalé sur dix ans dont nous présentons ici les grandes lignes. Chaque tranche était à faire du haut en bas. |
Une première tranche de travaux fut lancée en 2005 pour l’aménagement intérieur de l’Aula IV et son environnement (climatisation, prévention incendie, réalisation de nouveaux postes pour l’électricité, le téléphone et Internet ; logis et bureaux du Rectorat). Au cours de ces travaux, des infiltrations provenant de certains tuyaux d’évacuation des eaux pluviales se sont produites. On a dû intervenir sur les murs extérieurs car ces tuyaux se trouvent englobés dans les murs du périmètre de l’édifice.
On s’est ainsi rendu compte que les travaux de réfection des toits sont prioritaires pour éviter que de nouvelles infiltrations aient lieu lors des travaux à l’intérieur de l’édifice. On s’est également aperçu que, pour diminuer les coûts , certains travaux doivent être exécutés conjointement. C’est le cas des toitures et des murs. En raison de la configuration de l’Abbaye, la réparation des toitures exige l’installation d’échafaudages tout autour de l’édifice. Il est superflu de souligner qu’en raison des dimensions de l’abbaye le coût en sera très important. On pense donc nécessaire de profiter de ces échafaudages pour réparer également les murs. Sinon leur réparation, qu’il faudrait tout de même faire dans un proche avenir, entraînerait des coûts additionnels de location, montage et désinstallation des échafaudages à payer entièrement une deuxième fois.
Par ailleurs une grue fixe haute de 40 m, avec un bras de 60 m, permettra d’éviter le transport des matériaux à l’intérieur de l’édifice et permettra le déroulement des activités scolaires et la vie normale dans l’Abbaye durant les travaux. Le coût du transport, montage, ancrage et démontage d’un tel engin sera important. Il faut donc garantir l’exécution d’au moins 2 des 4 lots de travaux prévus. On a en effet calculé qu’il est plus avantageux de laisser inopérant pour quelques mois un tel engin que de le démonter et remonter après une interruption prolongée des travaux.
Et au printemps 2006 l’urgence prenait le pas : un plafond d’une galerie du patio d’entrée s’écroulait brutalement quelques minutes après le passage d’un groupe nombreux, heureusement sans victime !
Il a donc été maintenant décidé de procéder d’abord à la réfection des toitures et des façades.
L’ampleur de ces travaux dépasse absolument les seules possibilités financières de l’Abbaye. Les monastères de la Confédération, pour leur part, apportent déjà des contributions importantes au fonctionnement ordinaire de l’Abbaye, du Collège et de l’Athénée ; leur contribution pour les travaux, en toute hypothèse, ne pourra être que modeste. C’est la raison pour laquelle le P. Abbé Primat a demandé que l’on fasse connaître dans les différents pays les besoins pressants d’un vaste mécénat, en s’adressant aux particuliers et aux entreprises proches des monastères et sensibles à l’importance que revêt pour l’avenir la formation d’élites bénédictines appelées à des fonctions importantes dans leurs monastères respectifs. |
Les donateurs français, personnes physiques ou morales, qui s’intéressent à ce projet de rénovation de l’abbaye Saint Anselme de Rome, sont invités à prendre contact avec le P. Abbé de l’abbaye de Ganagobie, ce dernier ayant reçu mandat du P. Abbé Primat d’assurer la liaison entre les donateurs de France, la Fondation des Monastères et Saint Anselme pour les faire bénéficier des meilleures dispositions fiscales en vigueur. |