
Carème 2010

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Carème 2010
Au début du Carême la tradition monastique fait remettre par le Père Abbé à chaque moine un livre à lire « par ordre et entièrement » durant la sainte Quarantaine.
Saint Benoît nous montre combien l’oisiveté caractérisée est préjudiciable à tous, car elle replie le sujet sur lui-même et ses propres centres d’intérêt, tout en lui faisant négliger ses devoirs envers la communauté humaine. L’oisiveté est une injustice envers autrui, et elle est une attitude qui détend notre propre ardeur spirituelle !
En ce temps de Carême la lectio divina plus intense nous est donnée comme grand remède pour nous sortir de notre cocon et nous ramener à la Communauté des croyants, l’Eglise, qui se nourrit de la Parole divine, comme le prophète Elie au désert recevait le pain mystérieusement déposé à son chevet ! Souvenons-nous que cette retraite solitaire d’Elie à l’Horeb fut le creuset où se forgea sa mission de prophète et d’où il regagna sa patrie pour tirer son peuple de l’idolâtrie.
Ainsi en est-il, analogiquement, de tout croyant qui se retire dans sa chambre, en ferme la porte et se met à l’écoute de ce que le Seigneur veut lui dire. Même s’il n’est pas envoyé proclamer sur les grandes routes l’Evangile du salut, il lutte assurément contre les démons qui l’assaillent, et en les faisant reculer, avec la grâce de Dieu, il concourt à ébranler ou faire tomber les idoles de toujours : orgueil, sexe, richesses, qui continuent de séduire l’humanité.
En cette année du Sacerdoce, éclairée par la figure si attachante du saint Curé d’Ars, aimons à faire de toute notre vie une offrande jointe à celle du Sauveur pour que chacun de nous devienne dans l’Eglise et le monde un Frère universel, utile, doux et humble de cœur comme son Seigneur.
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